MLM, immobilier, courtage, gestion de patrimoine, vente de produits ou de services… Et si nous avions oublié ce que signifie réellement entreprendre ?
« Yoann, c’est difficile… »
Il y a une phrase que j’entends régulièrement depuis que j’accompagne des entrepreneurs : « Yoann, c’est difficile. »
Difficile de prospecter. Difficile de vendre. Difficile de développer une équipe. Difficile de trouver des clients. Difficile de réussir dans le marketing de réseau.
Et parfois, je pose une question toute simple : « D’accord. Mais combien de fois as-tu essayé ? »
Et là… silence. 😂 « Bah, en fait, je n’ai pas encore commencé. »
Pardon ? Tu trouves ça difficile alors que tu n’as pas encore essayé ?
C’est un peu comme quelqu’un qui me dirait : « Yoann, courir un marathon, c’est vraiment compliqué. »
« Ah bon ? Tu cours depuis combien de temps ? »
« Non, mais je n’ai pas encore acheté mes baskets. » 🤣
Et pourtant, derrière cette petite anecdote, il y a quelque chose de beaucoup plus profond. Quelque chose que je retrouve régulièrement dans mes formations.
Nous voulons parfois les résultats d’un entrepreneur sans avoir encore accepté le travail nécessaire pour apprendre à le devenir.
Et je crois que c’est l’une des grandes raisons pour lesquelles certaines personnes finissent par abandonner.
1. Entreprendre, ce n’est pas simplement rejoindre une entreprise
Prenons l’exemple du marketing de réseau. Une personne découvre une opportunité. Elle rencontre quelqu’un d’enthousiaste. Elle découvre un produit, un service, un modèle économique. Elle assiste à une présentation. Elle se projette. Et elle décide de se lancer. Formidable !
Mais il y a une question fondamentale : a-t-elle réellement pris conscience qu’elle venait de commencer une activité entrepreneuriale ?
Parce que rejoindre un réseau commercial, ce n’est pas simplement obtenir un accès à un catalogue, une application ou un plan de rémunération. C’est apprendre à développer une activité. Et cela implique des responsabilités :
- comprendre son modèle économique ;
- connaître ses produits ou ses services ;
- identifier ses clients ;
- comprendre ses obligations professionnelles ;
- apprendre à communiquer, à prospecter et à vendre ;
- apprendre à organiser son temps et à mesurer ses résultats ;
- et parfois, apprendre à accompagner d’autres entrepreneurs.
Tout cela ne s’improvise pas. Et cette réalité ne concerne pas uniquement le MLM. Elle concerne également celui qui devient mandataire immobilier, celui qui se lance dans le courtage, celui qui démarre dans la gestion de patrimoine, celui qui décide de commercialiser un produit, ou celui qui crée une activité de services.
Changer de métier, c’est accepter de redevenir débutant. Même lorsqu’on a déjà réussi ailleurs.
Et je trouve cette idée absolument fondamentale.
2. On ne devient pas compétent simplement parce qu’on est motivé
Imaginez quelqu’un qui décide de devenir mandataire immobilier. Il rejoint un réseau. Il reçoit ses accès. Il découvre ses outils. Il obtient les habilitations nécessaires à son activité. Et il est prêt à démarrer. Enfin… administrativement.
Parce que maintenant, il faut apprendre le métier :
- comprendre un marché ;
- savoir réaliser une estimation ;
- maîtriser les étapes d’une transaction ;
- apprendre à prospecter et conduire des rendez-vous ;
- développer une relation de confiance ;
- comprendre les attentes des vendeurs et des acquéreurs ;
- et respecter les obligations réglementaires de la profession.
Tout cela demande du temps, du travail, de la répétition et de la pratique. C’est exactement la même chose pour un professionnel du courtage, de la gestion de patrimoine ou de la vente de produits et services.
Alors pourquoi imaginons-nous parfois qu’en rejoignant une organisation commerciale, les résultats devraient arriver presque immédiatement ? Pourquoi faudrait-il des mois ou des années pour maîtriser certaines professions, mais seulement quelques jours pour devenir un entrepreneur performant ?
La motivation permet de démarrer. La compétence se construit.
Et entre les deux, il y a un mot que nous avons parfois tendance à oublier : le travail.
3. Les trois, quatre ou cinq premiers mois : et si nous acceptions simplement d’apprendre ?
J’aimerais vous proposer une réflexion. Et si, lorsque nous commencions une nouvelle activité, nous acceptions de consacrer une période importante à l’apprentissage ? Trois mois. Quatre mois. Cinq mois. Pas comme une durée magique. Pas comme une promesse de réussite. Mais comme une période pendant laquelle nous décidons de nous investir sérieusement dans notre nouveau métier.
Bien évidemment, cela ne signifie pas qu’il faut attendre cinq mois avant de prospecter ou de vendre. Au contraire ! Il faut apprendre et pratiquer en même temps.
Mais imaginez un entrepreneur qui décide de prendre son apprentissage au sérieux :
- il travaille ses connaissances et étudie son modèle économique ;
- il apprend ses obligations ;
- il répète ses présentations et prépare ses rendez-vous ;
- il s’entraîne devant un miroir et travaille ses arguments ;
- il pose des questions et observe des professionnels expérimentés ;
- il participe à des formations ;
- il analyse ses résultats… et il recommence.
Oui, cela peut demander des soirées. Oui, cela peut demander des week-ends. Oui, cela peut nécessiter de revoir temporairement ses priorités. Sans pour autant devoir sacrifier sa santé, sa famille ou son équilibre personnel.
Mais il y a une différence immense entre vouloir entreprendre et accepter de s’investir pour apprendre à entreprendre.
Un nouveau métier mérite un véritable apprentissage.
Et parfois, je me demande si nous expliquons suffisamment cette réalité aux personnes qui nous rejoignent.
4. Le terrain : cet endroit où les compétences rencontrent la réalité
Maintenant, parlons de quelque chose que j’adore : les tentatives. Parce qu’il existe une différence fondamentale entre comprendre une compétence et savoir l’utiliser.
Vous pouvez regarder toutes les vidéos de prospection du monde, lire tous les livres sur la vente, participer à toutes les formations, apprendre tous les scripts commerciaux. Mais un jour, il faut passer à l’action. Et c’est là que les choses deviennent intéressantes.
Prenons le porte-à-porte. Combien de fois ai-je entendu : « Yoann, le porte-à-porte, c’est difficile ! » Alors je demande : « Combien de portes as-tu frappées ? » Et parfois, la réponse est extraordinaire : « Aucune. » 🤣
Mais alors, comment sais-tu que c’est difficile pour toi ? Tu ne sais pas encore si tu es à l’aise. Tu ne sais pas encore comment les personnes vont réagir. Tu ne sais pas encore ce que tu dois améliorer. Tu ne sais même pas encore ce que tu es capable de faire. Tu as simplement imaginé une difficulté. Et cette difficulté imaginée est parfois devenue plus grande que la réalité elle-même.
Attention, je ne dis pas que le porte-à-porte est facile. Je dis qu’il faut distinguer une difficulté réellement rencontrée d’une difficulté simplement anticipée. Et cette distinction est essentielle : on ne peut pas analyser sérieusement les résultats d’une action que l’on n’a jamais réalisée.
Alors, parfois, la meilleure chose à faire est extrêmement simple : essayer, observer, apprendre, recommencer.
5. La tentative n’est pas un échec. C’est une source d’information.
J’aimerais que nous changions notre regard sur les tentatives. Parce qu’un entrepreneur qui prospecte et n’obtient pas de rendez-vous n’a pas nécessairement échoué. Il a peut-être obtenu des informations : sur son approche, sur sa communication, sur son argumentaire, sur sa posture, sur sa capacité à écouter, sur la pertinence de son offre.
Et c’est ici qu’apparaît une notion fondamentale : l’amélioration continue.
Imaginez deux entrepreneurs. Le premier réalise dix tentatives. Il n’obtient aucun résultat. Il conclut : « Ça ne marche pas. » Et il arrête.
Le deuxième réalise dix tentatives. Il n’obtient aucun résultat. Il se demande : « Qu’est-ce que je peux améliorer ? » Il travaille son introduction. Il modifie sa manière de poser des questions. Il s’entraîne. Il demande un retour. Et il réalise dix nouvelles tentatives.
Les deux ont rencontré la même difficulté initiale. Mais ils n’ont pas adopté la même posture. Le premier a transformé son résultat en conclusion définitive. Le deuxième l’a transformé en information utile. Et c’est probablement l’une des différences les plus importantes entre une personne qui progresse et une personne qui abandonne.
Le problème n’est pas toujours le résultat obtenu. C’est parfois ce que nous décidons d’en faire.
6. La responsabilité : le premier outil de l’entrepreneur
Depuis que je forme des entrepreneurs, il y a une compétence que je considère comme absolument essentielle : la responsabilité. Et je ne parle pas simplement de responsabilité juridique ou administrative. Je parle de notre capacité à reconnaître la part sur laquelle nous pouvons agir.
Parce qu’il est parfois tentant d’expliquer ses résultats par des éléments extérieurs : le marché, la concurrence, les clients, le réseau, la conjoncture, les autres. Et parfois, ces éléments constituent de véritables obstacles. Il serait absurde de le nier.
Mais il reste une question fondamentale : sur quoi puis-je agir, moi ?
- Puis-je améliorer ma communication ?
- Puis-je mieux préparer mes rendez-vous ?
- Puis-je développer mes connaissances ?
- Puis-je travailler mes compétences commerciales ?
- Puis-je demander de l’aide ?
- Puis-je modifier mon organisation ?
- Puis-je augmenter le nombre de tentatives pertinentes ?
C’est cela, la responsabilité dans une démarche de coaching. Ne pas chercher systématiquement un coupable, mais identifier ses marges de manœuvre. Et cela change profondément notre manière d’entreprendre. Parce qu’à partir du moment où je reconnais que certaines choses dépendent de mes décisions, je retrouve également une capacité d’action.
La responsabilité ne garantit pas la réussite. Elle permet de reprendre la main sur ce que nous pouvons réellement influencer.
7. L’autonomie : arrêter d’attendre que quelqu’un fasse à notre place
Deuxième compétence fondamentale : l’autonomie. Dans beaucoup d’organisations commerciales, nous retrouvons des parrains, des marraines, des managers, des leaders ou des responsables d’équipes. Et c’est formidable de pouvoir bénéficier d’un accompagnement.
Mais accompagner ne signifie pas faire à la place. Un leader peut transmettre une méthode, partager son expérience, former, conseiller, encourager. Mais il ne peut pas apprendre à votre place. Il ne peut pas réaliser toutes vos tentatives. Il ne peut pas développer votre posture entrepreneuriale à votre place. Et surtout, il ne devrait pas devenir indispensable à chacune de vos décisions.
Le rôle d’un leader n’est pas de fabriquer des entrepreneurs dépendants. C’est de contribuer à développer leur autonomie.
Et pour l’entrepreneur, cela suppose aussi d’accepter une responsabilité : celle de devenir progressivement acteur de son propre développement. Apprendre à chercher une information, à résoudre un problème, à prendre une décision, à demander un retour, à identifier ses besoins de formation, à expérimenter et à progresser.
Parce que développer son autonomie, ce n’est pas refuser l’aide des autres. C’est apprendre à mieux l’utiliser.
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8. Le DESC : apprendre à communiquer plutôt que subir les situations
Parlons maintenant d’un outil que j’aime particulièrement transmettre : la méthode DESC. Une méthode de communication assertive qui permet notamment de structurer un échange délicat. DESC signifie généralement :
- D — Décrire les faits ;
- E — Exprimer son ressenti ou les conséquences de la situation ;
- S — Spécifier une solution ou formuler une demande ;
- C — Conclure sur les conséquences positives ou les engagements.
Prenons un exemple. Un entrepreneur reproche à son responsable de ne pas suffisamment l’accompagner. Il pourrait simplement lui dire : « Tu ne m’aides jamais ! » Et nous savons tous comment ce genre de discussion peut se terminer. 😂
Mais il pourrait aussi apprendre à structurer sa communication : décrire une situation précise, exprimer sa difficulté, formuler une demande concrète, et définir ensemble les prochaines étapes. C’est beaucoup plus constructif. Et cela fonctionne également dans la relation commerciale, le management ou l’accompagnement d’une équipe, à condition d’adapter la méthode à la situation.
Pourquoi est-ce important dans notre réflexion sur l’abandon ? Parce qu’une difficulté relationnelle mal gérée peut devenir une frustration. Puis une démotivation. Puis une rupture. Alors que parfois, quelques compétences supplémentaires en communication auraient permis d’aborder la situation autrement.
Nous ne pouvons pas supprimer toutes les difficultés relationnelles. Mais nous pouvons apprendre à mieux les traverser.
9. Le MBTI : mieux se connaître pour mieux apprendre
Et si nous parlions maintenant de connaissance de soi ? Parce qu’il existe une autre erreur que je rencontre parfois : vouloir que tous les entrepreneurs apprennent, communiquent et agissent exactement de la même manière.
Or nous sommes différents. Certains aiment réfléchir longuement avant d’agir ; d’autres préfèrent expérimenter rapidement. Certains se sentent à l’aise dans les échanges spontanés ; d’autres ont besoin de préparer davantage leurs interventions. Certains aiment disposer d’une organisation très structurée ; d’autres apprécient une plus grande souplesse.
Et c’est notamment pour explorer ces différences que j’utilise le MBTI, un outil connu de connaissance de soi et de réflexion sur les préférences de fonctionnement.
Le MBTI ne mesure ni l’intelligence, ni le talent commercial, ni les chances de réussite entrepreneuriale. Il ne doit pas non plus enfermer une personne dans une catégorie. Son modèle fait l’objet de débats scientifiques et ne doit pas être considéré comme un diagnostic de personnalité.
Mais utilisé comme support de réflexion et d’échange, il peut permettre d’ouvrir des discussions intéressantes :
- Comment est-ce que je préfère apprendre ?
- Comment est-ce que je prends mes décisions ?
- Comment est-ce que je communique ?
- Comment est-ce que je réagis dans certaines situations ?
- Et surtout… comment puis-je développer des compétences qui ne me viennent pas spontanément ?
Parce que mieux se connaître ne doit pas devenir une excuse. « Je suis comme ça, donc je ne peux pas prospecter. » Non. Cela peut simplement nous aider à trouver une manière de progresser qui nous corresponde davantage. Et je trouve cette nuance passionnante.
La connaissance de soi ne doit pas devenir une limite. Elle doit devenir un point de départ.
10. L’amélioration continue : arrêter de chercher la perfection avant d’agir
J’aimerais revenir sur un comportement que nous connaissons probablement tous : attendre d’être prêt. Attendre d’avoir le bon argumentaire. Attendre de connaître toutes les réponses. Attendre d’avoir parfaitement compris son marché. Attendre d’avoir suffisamment confiance. Et parfois, à force d’attendre… nous n’agissons jamais.
Alors attention. Dans les professions réglementées, il faut évidemment disposer des qualifications, habilitations et connaissances obligatoires avant d’exercer les activités concernées. Mais une fois ce cadre respecté, il existe une différence entre se préparer sérieusement et attendre une perfection qui n’arrivera peut-être jamais. Parce qu’une compétence se développe aussi dans la pratique.
Et l’amélioration continue repose sur une démarche simple : je prépare, j’agis, j’observe, j’analyse, j’améliore… et je recommence.
Pas besoin de transformer chaque tentative en événement historique. Pas besoin de remettre toute sa carrière en question après un refus. Pas besoin de considérer qu’un rendez-vous raté définit notre valeur professionnelle. Il faut apprendre à regarder les faits. Et à progresser.
Une compétence n’est pas un objet que l’on reçoit une fois pour toutes. C’est quelque chose qui se travaille, et qui peut continuer à évoluer tout au long de notre carrière.
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11. Et si nous arrêtions de confondre reconversion et facilité ?
Dans l’univers du marketing de réseau, nous rencontrons de nombreuses personnes en reconversion professionnelle : des salariés, des commerçants, des cadres, des personnes issues de métiers techniques, des professionnels qui souhaitent développer une activité complémentaire, et d’autres qui envisagent un véritable changement de carrière.
C’est une richesse extraordinaire. Parce que chacun arrive avec une histoire, une expérience, des compétences, des talents.
Mais parfois, nous oublions une chose : une reconversion professionnelle implique généralement un nouvel apprentissage. Une personne peut avoir été excellente dans son ancien métier. Cela ne signifie pas qu’elle maîtrisera immédiatement la prospection, la vente, la communication ou le développement d’un réseau. Et ce n’est pas un problème. C’est normal.
Le véritable problème commence lorsque nous imaginons que nous devrions être performants immédiatement. Lorsque nous comparons nos premiers jours aux résultats d’une personne qui exerce depuis dix ans. Lorsque nous voulons les revenus sans encore posséder les compétences correspondantes. Ou lorsque nous abandonnons simplement parce que l’apprentissage demande plus d’efforts que prévu.
Changer de métier ne signifie pas repartir de zéro en tant que personne. Mais cela signifie souvent redevenir débutant dans certaines compétences.
Et accepter cela peut changer notre rapport à l’apprentissage.
12. ADN de l’entrepreneur : pourquoi j’ai choisi de travailler sur les compétences humaines
C’est précisément pour répondre à ces problématiques que j’ai développé ma formation ADN de l’entrepreneur, au sein de ConnectoEvolution. Une formation qui s’adresse aux entrepreneurs qui commercialisent des produits, proposent des services, développent leur activité ou accompagnent des équipes et des réseaux.
Parce que, quel que soit le secteur, nous retrouvons des enjeux communs : la responsabilité, l’autonomie, la communication, la connaissance de soi, l’amélioration continue, le mindset de la conquête, la réflexion stratégique, et la capacité à passer à l’action.
Ce qui me passionne, c’est de voir ce que ces outils peuvent provoquer. Chez une personne qui débute, ils peuvent apporter des repères, une méthode et une meilleure compréhension de son rôle d’entrepreneur. Chez une personne expérimentée, ils peuvent permettre de prendre du recul, de consolider certaines compétences et de questionner des habitudes parfois installées depuis des années.
Parce qu’il ne suffit pas d’avoir de l’expérience. Encore faut-il savoir en tirer des enseignements. Et parfois, une personne qui exerce depuis dix ans peut découvrir un outil qui transforme sa manière d’accompagner une équipe. Tout comme un débutant peut découvrir, dès ses premiers mois, des méthodes qui lui éviteront certaines erreurs.
Il n’est jamais trop tôt pour apprendre. Et il n’est jamais trop tard pour remettre ses pratiques en question.
C’est aussi pour cela que je défends une approche pédagogique fondée sur l’expérience. Pas simplement écouter un formateur, mais réfléchir, questionner, expérimenter, comprendre, et repartir avec des outils que l’on peut utiliser dans son quotidien professionnel. Parce qu’une formation ne devrait pas uniquement apporter des connaissances. Elle devrait permettre de développer des compétences.
13. Alors, pourquoi certaines personnes abandonnent-elles vraiment ?
Je vais terminer par une réflexion. Je ne crois pas qu’il existe une seule raison à l’abandon entrepreneurial. Certaines personnes rencontrent de véritables difficultés financières. D’autres découvrent que le modèle économique ne leur correspond pas. Certaines n’ont pas bénéficié d’un accompagnement adapté. D’autres rencontrent des problèmes personnels, des contraintes familiales ou des conditions de marché défavorables. Et parfois, arrêter une activité constitue une décision parfaitement raisonnable.
Il serait injuste de réduire tous les abandons à un manque de travail ou de volonté.
Mais il existe aussi une situation que je rencontre régulièrement : des personnes qui abandonnent avant d’avoir réellement pris la mesure de l’apprentissage nécessaire à leur nouveau métier. Elles ont découvert une opportunité. Elles ont été motivées. Elles ont imaginé les résultats. Mais elles n’avaient peut-être pas anticipé les heures de travail, les répétitions, les tentatives, les refus, les ajustements, les remises en question. Et surtout, le temps nécessaire pour développer de nouvelles compétences.
Alors j’aimerais vous poser une question. Et si, avant de vous demander combien vous allez gagner dans votre nouvelle activité, vous vous demandiez quelles compétences vous allez devoir apprendre ?
Parce que cette question change profondément notre manière de démarrer. Elle nous invite à réfléchir à notre engagement, à notre organisation, à nos besoins de formation, à notre capacité à pratiquer et à notre volonté de progresser.
Imaginez maintenant deux entrepreneurs qui commencent exactement la même activité. Le premier se demande : « Combien de temps avant que ça marche ? » Le deuxième se demande : « Qu’est-ce que je dois apprendre pour devenir compétent ? » Les deux peuvent réussir. Les deux peuvent rencontrer des difficultés. Mais ils ne regardent pas leur aventure entrepreneuriale de la même manière. Et c’est peut-être là que commence une différence essentielle.
Le premier attend des résultats. Le deuxième construit les compétences qui peuvent lui permettre d’en obtenir.
Alors, si vous venez de vous lancer dans le MLM, l’immobilier, le courtage, la gestion de patrimoine ou toute autre activité entrepreneuriale… Accordez-vous le droit d’apprendre. Accordez-vous le droit d’être débutant. Accordez-vous le droit de faire des tentatives imparfaites. Mais donnez-vous aussi les moyens de progresser.
Travaillez. Formez-vous. Posez des questions. Entraînez-vous. Allez sur le terrain. Mesurez vos résultats. Et recommencez.
Parce qu’au fond, on ne devient pas entrepreneur simplement le jour où l’on rejoint un réseau ou crée son entreprise. On développe progressivement sa posture entrepreneuriale à travers les décisions que l’on prend, les compétences que l’on construit et les responsabilités que l’on assume.
Et si nous commencions par là ?
Que la force soit avec vous. 🚀
Yoann Truwant
Formateur, coach professionnel et dirigeant de ConnectoEvolution
Et si vous décidiez de développer votre ADN d’entrepreneur ? Que vous soyez débutant, entrepreneur expérimenté, mandataire immobilier, professionnel du courtage, de la gestion de patrimoine ou membre d’un réseau MLM, vos compétences constituent un levier essentiel de votre développement. Avec ConnectoEvolution, je propose des formations qui associent les outils du coaching professionnel, la communication, les sciences humaines, le mindset et la stratégie entrepreneuriale. L’objectif : vous aider à développer votre autonomie, votre capacité d’action et vos compétences pour accompagner votre propre développement et celui des autres. Parce qu’avant de vouloir faire grandir son activité, il faut aussi accepter de grandir professionnellement.